Auteur : admn_jengou

L’ANCIEN DIRECTEUR DES DOUANES LANCE «JENGU», BOUBACAR CAMARA ENTRE EN POLITIQUE

L’ANCIEN DIRECTEUR DES DOUANES LANCE «JENGU», BOUBACAR CAMARA ENTRE EN POLITIQUE

FLASHACTU.INFO – Il dit choisir le combat politique pour «contribuer à la reconstruction et au développement économique du Sénégal dans l’intérêt exclusif du Peuple».

Boubacar Camara, initiateur du mouvement Génération Y, se lance en politique. A travers une vidéo sur la toile intitulée Jengu (la révolte), l’ancien directeur général des Douanes dit choisir le combat politique pour «contribuer à la reconstruction et au développement économique du Sénégal dans l’intérêt exclusif du Peuple». Cependant, l’ancien secrétaire général de l’hyper ministère de la Coo­pération internationale, des transports aériens, des infrastructures et de l’énergie sous Karim Wade ne mentionne pas une participation à la Prési­dentielle de 2019, mais entend proposer «un projet de société alternatif, adossé à un programme économique, politique et social».

Il décline les grandes lignes de son projet : «Nous insisterons particulièrement sur la jeunesse urbaine, rurale et de l’émigration qui doit s’impliquer à fond pour réaliser son rêve de réussite dans un pays reconstruit, car personne ne le fera à sa place. Notre conviction est que l’espoir est permis, la rectification et le rattrapage encore possibles, car le Sénégal dispose d’atouts considérables pour se développer : des ressources humaines de qualité, des ressources naturelles, une riche histoire offrant de précieux modèles de vie spirituelle et temporelle, un environnement géopolitique et technologique favorable.»

Pour M. Camara, «l’heure est grave, car deux Sénégal se côtoient : celui qui souffre et celui qui se réjouit ; celui qui n’arrive pas à assurer la dépense quotidienne et celui qui exhibe son arrogance ; celui qui travaille et celui qui triche derrière le discours trompeur, servi méthodiquement par les élites politiques parasitaires et les forces obscurantistes».

Source : Flash actu Info

Engagement politique : Boubacar Camara veut mettre un terme à la fracture sociale

Engagement politique : Boubacar Camara veut mettre un terme à la fracture sociale

Après avoir dressé une situation peu reluisante du Sénégal, l’ancien directeur général des douanes, Boubacar Camara, a décidé de s’engager en politique. Son ambition est de mettre fin à la fracture sociale. « L’heure est grave et le choix simple : se soumettre ou s’engager. Je m’engage pour le Sénégal ». C’est de cette manière que l’ancien directeur général des Douanes, Boubacar Camara, signe son entrée en politique. L’homme qui jouit d’une brillante carrière académique et administrative pour avoir gravi tous les échelons de l’administration douanière, avant d’être le directeur national, puis inspecteur d’Etat, franchit ainsi un nouveau palier. « Nous avons choisi le combat politique pour contribuer à la reconstruction et au développement du Sénégal dans l’intérêt exclusif du peuple. Nous dénoncerons sans faire de quartier toutes les politiques publiques désastreuses (…) », a-t-il martelé dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux. A travers sa déclaration, illustrée par des images, le désormais ex-inspecteur d’Etat est largement revenu sur la situation actuelle du pays marquée, selon lui, par une « fracture sociale » qui s’amplifie de jour en jour. Pour lui, il existe deux catégories de Sénégalais avec « celui qui souffre et celui qui se réjouit, celui qui n’arrive pas à assurer la dépense quotidienne et celui qui exhibe son arrogance. Celui qui travaille et celui qui triche ».

Relevant ce qu’il appelle « le règne des médiocres arrogants et des affairistes cupides », Boubacar Camara refuse d’être « spectateur » et interpelle la conscience des Sénégalais. « Avons-nous le droit de sous-estimer l’ampleur du dégât et de faire sombrer notre pays dans la décadence ? N’avons-nous pas le droit de refuser que pendant ce temps que des citoyens se terrent chez eux et laissent le terrain vide aux tonneaux vides ? », s’interroge M. Camara.

Pour lui, il est temps de mettre un terme à une telle situation. C’est pourquoi, il dit proposer « un nouveau projet alternatif » de société adossé à un programme économique, politique et social.

Source: Le Soleil

Pressenti candidat à la présidentielle : l’ex-DG des Douanes évoque les maladies chroniques dont souffre le Sénégal

Pressenti candidat à la présidentielle : l’ex-DG des Douanes évoque les maladies ...

Il a la tête de Jacques Attali, mais ne se contente plus de rester une éminence grise dans le secret des cabinets des hommes d’Etat à réfléchir à la place des autres. Lui, c’est Boubacar Camara, l’ex-directeur général des Douanes, ancien secrétaire d’Etat au super-ministère de Karim Wade et plusieurs fois administrateur de sociétés.

Ayant grandi dans la banlieue dakaroise et supporté la croix et la bannière pour arriver à ces cimes d’épanouissement intellectuel et professionnel, l’homme qui s’adresse à la nation sénégalaise dans cette vidéo a, dès sa prime jeunesse, participé à la vie associative à travers son implication dans les mouvements de jeunes.

« J’ai décidé de m’engager en politique, car la situation du Sénégal l’exige. De plus, mon parcours et beaucoup de mes compatriotes m’y encouragent. Plus décisivement, c’est mon devoir, car le peuple sénégalais m’a tout donné. C’est ce pays qui fait battre mon cœur. J’ai envers lui plus qu’une dette de reconnaissance, un devoir de remboursement », déclare cet avocat inscrit au barreau de Paris.

Ce dernier abhorre les slogans creux et pompeux des politiques, depuis 1960, alors que dit-il, « il est aisé de constater le retard économique persistant de notre pays et les inégalités sociales profondes qui le (Sénégal) déchirent ».

« Le pays qui nous est livré n’est pas à la hauteur des attentes légitimes du peuple sénégalais », regrette le leader du mouvement « Jengu », 58 ans après les indépendances.

« Le plus souvent l’accent a été mis sur l’accessoire et le court terme au détriment de l’essentiel et de l’anticipation sur l’avenir. Le gâchis et le gaspillage sont flagrants », illustre-t-il son propos. Il déplore également la marginalisation des autres régions du Sénégal au profit de Dakar. « Nos maigres ressources sont pillées par ceux qui sont sensés les sauvegarder ou avec leur complicité », critique-t-il encore.

Se proposant de nettoyer les écuries d’Augias, il croit savoir que ceux qui nous dirigent n’envoient pas au peuple un message de probité. C’est ainsi qu’il combine dans un même créneau de dénonciation les fuites au bac et les « dictées préparées » servies par le gouvernement à l’occasion des séances de questions orales à l’Assemblée nationale.

« Le pouvoir installa la zizanie de Coumba am ndey ak Coumba amoul ndey », indexe-t-il, parlant de la souhaitable indépendance de la justice. Bref, résume-t-il : « Cette émergence n’est qu’une corne d’abondance fictive ».

Source : Dakaractu

Boubacar Camara, ancien directeur des Douanes Sénégalaises est candidat à la présidentielle

Boubacar Camara, ancien directeur des Douanes Sénégalaises est candidat à la prési...

L’ancien directeur général des Douanes du Sénégal se lance en politique.

Sur la vidéo postée sur sa chaine youtube, Boubacar Camara dresse un constant sans concessions de la situation politique, économique et sociale du Sénégal sur un ton grave et sérieux.

Boubacar Camara a passé en revue tous les aspects de la vie sénégalaise en déclinant ce qui ressemble à projet politique.

Un aperçu du cursus de Boubacar Camara
Boubacar Camara est né le 26 juin 1958 à Dakar. Il a grandi entre la Sicap rue 10 et la banlieue dakaroise, à Grand Yoff. Il est diplômé de l’École nationale de Formation maritime de Dakar avant de rejoindre la Marine nationale. Il fut soldat de 2ème classe.

En mai 2005, il est diplôme de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et y soutient sa thèse de doctorat en droit à , avec la mention « Très honorable avec félicitations du jury et autorisation de reproduction » sur « Le Contentieux douanier au Sénégal : Réflexions sur la place du juge dans le traitement des infractions ». L’ouvrage fut publié en décembre 2005.

M. Camara est aussi diplômé de l’ Ecole de Formation du Barreau à Paris et obtient le certificat d’aptitude à la professiond’avocat en octobre 2008 et inspection Générale d’Etat (Ordre de Expert Martime et Cargaisons).

Carrière

Il est Président du Conseil d’administration de Sococim Industries, société du Groupe VICAT et fleuron de l’industrie cimentière en Afrique de l’Ouest.

A la faveur de l’acquisition par la Douane sénégalaise de deux patrouilleurs de surveillance maritime, le Diambar et le Dialoré, Monsieur CAMARA se présente au concours des agents brevetés des Douanes. Il fut admis major et devient commandant de navire, avant d’être nommé Chef de la Brigade de Haute mer à la fin de sa formation de contrôleur à l’École des Douanes.

En 1991, il obtient une maîtrise de droit public option administration, un DEA général de droit public en 1992 et un DEAS d’enseignement en 1995. Il est agréé comme expert maritime cargaison en novembre 1994. Il obtient ensuite le Brevet de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) en qualité d’Inspecteur des douanes, et en sort comme major de promotion.

Après la surveillance maritime douanière, il est nommé successivement Chef de visite du Bureau de la Zone Franche Industrielle, vérificateur des opérations commerciales au Bureau des douanes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, vérificateur au bureau de la valeur en douane et secrétaire permanent de la Mutuelle des Douanes.

Bien au fait des technologies de l’Information et de la Communication et maîtrisant les procédures douanières, il participe, dans le cadre du Trade Point Sénégal , à la conception de l’application de collecte électronique des documents, le système ORBUS 2000, complément du système GAINDE 2000 qui ont valu à la Douane Sénégalaise des performances remarquables.

En février 2000, il est major de sa promotion au concours de l’Inspection générale d’État. Il est nommé Directeur général desDouanes en mai 2000.

Son passage à la Douane Sénégalaise laisse le souvenir de profondes réformes pour la modernisation et d’un engagement pour la promotion de l’éthique.

En 2006, il obtient une disponibilité et se lance dans la consultation dans le domaine douanier et du commerce international. Il parcourt de nombreux pays africains pour partager son expérience.

Inscrit au Barreau en France comme avocat à la Cour d’appel de Paris, il se déplace constamment au Sénégal et en Afrique. En mai 2009, il est appelé comme Secrétaire général du Ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie de République du Sénégal. En mai 2011, il est désigné Président du Conseil d’administration de la compagnie aérienne Sénégal Airlines comme représentant du ministère de tutelle.

En juin 2012, il reprend une disponibilité pour activité privée et monte un cabinet de consultation. Il conseille de grands groupes internationaux et des pays africains dans les domaines de l’énergie solaire, des hydrocarbures, du partenariat public privé, de la douane et du commerce international.

Boubacar Camara a pris une retraite anticipée de l’inspection générale d’État, sur sa demande, depuis le 1er juin 2015.

Source : Dakar Echo

PRÉSIDENTIELLE 2019 : LA «GÉNÉRATION Y» COMPTE INVESTIR BOUBACAR CAMARA

PRÉSIDENTIELLE 2019 : LA «GÉNÉRATION Y» COMPTE INVESTIR BOUBACAR CAMARA

Dans une de nos dernières éditions, nous avions relaté la cérémonie de projection du film documentaire sur la vie et le parcours exceptionnels de l’ancien directeur général des Douanes et ex-inspecteur général d’État (Ige), Dr Boubacar Camara.
Un film réalisé par le grand réalisateur Moussa Sène Absa. Il y avait vraiment foule ! parmi les autorités paramilitaires et autres personnalités politiques, économiques et religieuses, on notait la présence remarquable de l’ancien directeur de cabinet de Karim Wade, M. Abdoulaye Racine Kane, Serigne Mansour Sy Djamil (Bës du Nakk), Colonel ( er) Diallo Kane Zator, actuel président de la Fédération sénégalaise de sports automobiles et motocyclistes (Fsam), Mbaye Diouf Dia, président de Mbour petite Côte (Mpc) etc.
Au bout du film, nos confrères du journal « Le Témoin » avait flairé une véritable cérémonie d’investiture. Pour cause, tous les invités et orateurs s’étaient dits convaincus que l’enfant prodige de Grand-Yoff ou le « voisin » de Khalifa Sall en l’occurrence Boubacar Camara, est l’homme de la situation pour sauver notre pays.
Nous ne savions pas si bien dire ou « flairer ». Toujours est-il que la candidature de Boubacar Camara n’est plus rampante, mais debout ! Car le mouvement de la « génération Y » dont il est le président, compte l’investir pour 2019.
On nous souffle que l’ancien patron des douanes se veut le candidat de la jeunesse sénégalaise désespérée et désœuvrée.
Pour convaincre, « Camou » va enrôler dans son mouvement les candidats à l’émigration, les jeunes diplômés, les soldats des corps militaires et paramilitaires ainsi que les retraités. Sans oublier les veuves et orphelins des armées, de la société civile etc.

Et encore, encore, chutt « secret défense électoral » !
Source : Gawlo.net (Le Témoin)

Boubacar Camara, PCA Sococim : « L’intérêt du Sénégal depuis 58 ans d’indépendance est bien malmené »

Boubacar Camara, PCA Sococim : « L’intérêt du Sénégal depuis 58 ans d’indépe...

Personnage principal du film « Boubacar, une passion pour le futur », le PCA de la SOCOCIM Boubacar Camara, a réagi en exprimant ses témoignages de gratitude, mais aussi d’espoir que les images puissent servir d’exemple pour les jeunes. Homme politique, il s’est épanché aussi sur la situation du pays. « Chaque fois que l’intérêt du Sénégal n’est pas pris en compte, je suis en colère » a-t-il laissé entendre, indiquant en passant que « depuis 50 ans l’intérêt du Sénégal est bien malmené ».

Génération Y-Boubacar Camara Président: «La jeunesse sénégalaise doit prendre des responsabilités et doit être assistée»

Génération Y-Boubacar Camara Président: «La jeunesse sénégalaise doit prendre de...

Par Sokhna Oumou SECK

La boite à outils du mouvement génération Y a organisé un panel à Grand Yoff ce samedi 20 janvier 2018. Sous la présence du président de la dite structure ancien directeur des douanes, du maire de la commune et des habitants du quartier. Ils ont planché sur les questions de la jeunesse aujourd’hui:

«La jeunesse sénégalaise doit prendre ses responsabilités et doit être assistée car étant un acteur incontournable dans le processus du développement de notre pays» a déclaré le président du mouvement Y. Selon l’ancien directeur des douanes sénégalaises. L’objectif de ce mouvement a pour but d’orienter les jeunes vers le meilleur pour un choix pertinent de leur carrière. C’est dans cet esprit que le mouvement Y s’est engagé dans les différentes compétitions pour la promotion des talents et génies au Sénégal et en Afrique. Face à la  situation spécifique du quartier, M Camara a invité tout le monde développe une pédagogie adéquate aux réalités locales. Chacun de nous doit dans la solidarité de sa conscience et la responsabilité incarner l’exemplarité à tout instant et surtout n’attendre de  personne pour accomplir sa mission.

Pour sa part,  M. Ibou Koné du mouvement de développement social (MDS) a salué  l’organisation de ce panel qui vise à faire de sorte que chaque personne prenne conscience de sa raison d’agir aux solutions les plus près de l’endroit où les problèmes se posent avec les personnes et les collectivités directement impactées par ces problèmes. Il précise que ce panel aura le mérite: “d’organiser les échanges d’expérience en matière de création d’emploi, la participation à la promotion de l’éducation, de la paix citoyenne et du développement durable.

Rappelons que les deux structures MDS et GENERATION Y, se sont liguées en premier lieu dans le cadre d’ un projet pour l’éducation des jeunes de Grand Yoff qui a pour but de renforcer la stabilité des étudiants de la localité et de les aider à être dans des conditions favorables pour espérer un avenir meilleur. Ils précisent qu’ils ne sont pas des mouvements politiques mais que leur but consiste à développer le quartier et s’ouvrir aux régions et aussi dans la diaspora.

Le sociologue Djiby Diakhaté  soutient: “nous avons constaté que les jeunes font face aujourd’hui à beaucoup de défis surtout sur les plans politiques, éducatifs etc… A Grand Yoff comme ailleurs c’est-à dire dans beaucoup de localités du Sénégal, le chômage des jeunes est une réalité et  l’espace éducatif est troublé  partout et la formation fait défaut chez beaucoup de jeunes, il va falloir examiner ces problèmes”, conseille t-il.

Boubacar Camara, l’élégance citoyenne (Par Oumou Wane)

Boubacar Camara, l’élégance citoyenne (Par Oumou Wane)

Parlons de citoyenneté pour échapper cinq minutes au monde politique, à ses intrigues, ses coups bas et ses stratégies d’influence. Élevons le débat quelques instants en compagnie de ces grands citoyens sénégalais, si nombreux et si peu visibles dans le vacarme assommant de ceux qui n’obéissent plus qu’à leurs propres logiques sans principes, à leurs intérêts individuels, conformément aux nouvelles exigences du monde global, libéral…

Pour le premier portrait de ces nouvelles figures aux nouvelles pratiques, ces nouveaux « acteurs » et « actrices » si loin des dirigeants de la population, ces nouveaux « héros » capables de concilier différentes valeurs originelles avec la modernité, l’innovation et le partage.

Parmi ceux-ci, qui refusent la résignation, le complexe d’infériorité, le syndrome de dépendance, je choisis aujourd’hui de parler de Boubacar Camara. Un homme profond dont forces et valeurs morales sont mises désormais au service des jeunes, qu’il appelle la génération Y. Peut-être comme Yoff. Mais il en a fallu des efforts, depuis la banlieue dakaroise, à Grand Yoff, jusqu’à devenir ce citoyen modèle, qui illustre aujourd’hui “La Maturité au Service de la Jeunesse.”

Boubacar Camara, j’ai l’impression de l’avoir toujours connu. Si ma mémoire est bonne, je ne l’ai pourtant rencontré qu’une fois, dans un avion et d’ailleurs, Bruno Metsu voyageait aussi. Boubacar Camara était assis à une rangée devant nous. Lorsqu’ils se sont salués, Bruno me dit : ‘’Voici l’un des hommes qui me rend le plus fier de travailler pour le Sénégal et même d’être sénégalais’’ !

Il est vrai, contrairement à l’incapacité à établir les relations entre l’État et la population, de la part de nos dirigeants, hormis dans l’affrontement, Boubacar maîtrise son sujet et l’a prouvé à plusieurs reprises, notamment dans son travail auprès des jeunes. Il a fait de sa passion son métier et va au bout des choses. C’est quand le pays est en difficulté qu’il faut innover, il est parfaitement conscient des nouveaux enjeux de la société. Il est de ceux qui font bouger le Sénégal. Un esprit pur, franc, dénué d’arrière-pensée qui se reflète dans son visage, sa gestuelle, sa manière d’être, une profonde intégrité.

Lorsque je vis l’émission de Mamadou Ibra Kane sur la TFM, ‘Les affaires de la Cité’, c’était enfin l’occasion d’en savoir davantage sur cet intellectuel affable.

Dès les premières images, mes impressions, pour ne pas dire convictions, furent assises. Le témoignage de sa mère, peulh jusqu’au tatouage des lèvres, mère veilleuse au sommet de ses 85 printemps si pimpants. Si belle et si alerte dans sa position de mère aimante et aimée. Non, sûrement pas abandonnée ou négligée.

Lui même, élégant et raffiné, dans son intérieur à son image, simple et dépouillé de tout artifice. Sa courtoisie comme une seconde peau, c’est peut être la manière pour Boubacar Camara d’occulter par pudeur ses émotions et de ne pas montrer autre chose que ce qu’il est en vrai, un homme délicat.

De bout en bout, j’ai suivi l’émission et apprécié ce discours clair et structuré, rafraichissant, dénué de tout sens polémique ou politicien. Aucune critique contre le régime, que des suggestions pour aller de l’avant ! Il ne s’intéresse qu’aux jeunes, à leur présent et futur, à leur formation, à leur employabilité. Notons, qu’il exige que le stage en entreprise soit désormais un droit pour les jeunes ! Ben oui, pourquoi pas ?

Le carcan des politiciens et des lobbystes, des faux semblants et des vrais carriéristes est devenu si pesant que nous aspirons à voir de nouveaux projets. Et par là-même de nouvelles têtes, à entendre de nouvelles voies et des idées neuves dans un pays qui marche traditionnellement avec un caillou dans sa chaussure ! La lenteur de ces notables et ce folklore si bruyant et dépassé, dans un pays si jeune et moderne avec le monde à sa portée, a de quoi énerver !…

Alors pourquoi, me direz-vous notre système ne fait-il pas appel à ces citoyens talentueux et patriotes pour venir l’aider dans les vastes défis auxquels il fait face dans la gestion de notre pays ? Pourquoi s’en priver, alors que notre pays aurait besoin d’un bon coup de balai qui ferait peut-être émerger de nouvelles compétences pour participer à l’effort de développement national ? Des patriotes intègres et engagés, comme c’est le cas de Cheikh Diop, le capitaine du PUDC déjà sur le pont ! Oui Monsieur le Président, nous voulons ce genre d’acteurs, pas de placébo ni de remplaçants !

Boubacar Camara devrait-il faire de la politique somme toute ? Peut être y pense t-il en se rasant ? Et d’ailleurs est-ce interdit de faire de la politique dans un pays démocratique ?

Toujours est-il que c’est rafraichissant pour moi qui aime les intellectuels et abhorre le conformiste de ceux qui ne cherchent qu’à durer, au prix de toutes les hypocrisies.

Piochons donc dans ce vivier au service de la nation et sans modération. Des nouveaux profils pour accélérer le PSE, pour relancer le Sénégal du tourisme, fortifier et défendre nos petites entreprises, débloquer ces dossiers de nos hommes et femmes d’affaires qui dorment dans les tiroirs des ministres, gérer mieux la santé et se doter des appareils indispensables en quantité et qualité, faire des citoyens sénégalais une priorité absolue et non des mendiants dans leur propre pays…Oui, ouvrir le bon œil et secouer ce cocotier !

Comme disait Shakespeare, ce qui ne peut être évité, embrasse-le ! Il est plus que temps d’agir autrement. Je le dis à nos représentants et élus, pour l’avenir, s’ils préfèrent enfiler des écharpes que de prendre des vestes, mieux vaut sonner maintenant le clairon que d’entendre bientôt la cornemuse.
Oumou Wane
Présidente africa7

Discours introductif prononcé par le Président du « Mouvement Génération Y » lors de la réunion d’information tenue le Samedi 17 décembre 2016 à Dakar

Discours introductif prononcé par le Président du « Mouvement Génération Y » lor...

Chers participants,
Né le siècle dernier, sans le faire exprès, j’ai traversé de long en large mon pays natal, le Sénégal. J’ai arpenté les étroites allées de la Sicap rue 10 et les rues sablonneuses et pleines de vie de Grand Yoff et j’y ai glané des souvenirs et des cicatrices.
Souvenirs d’une enfance et d’une jeunesse insouciantes et épanouies, naviguant quotidiennement entre des « projets de survie » et des « projets de fin de vie ».
Des cicatrices profondes sur le corps, l’esprit et le cœur.
Sur le corps, les stigmates des combats de rue et des sévères corrections de parents exigeants ainsi que les séquelles des violences des stades sont encore visibles.
Dans l’esprit, se bousculent des scènes de passion, de regrets, d’espoir et surtout d’un rêve permanent de réussite, quoiqu’à priori inaccessible.
Dans mon cœur, les traces des blessures laissent suinter les saignements d’une jeunesse inquiète, une jeunesse qui s’interroge, cherche à comprendre son sort et veut prendre son destin en mains.
Alors, mon cœur s’est mis à pleurer et a refusé de se taire. Il a demandé à ses larmes de me servir d’encre et a dicté à mes doigts un texte. Une fois écrit, lu et enregistré, je l’ai posté via Facebook : c’est la Lettre à la Génération Y.
Je n’imaginais pas que cette Lettre allait connaître son sort d’ aujourd’hui :

  • Susciter l’intérêt des jeunes et des moins jeunes ;
  • Mobiliser une partie significative d’entre eux ;
  • Transformer une idée en réalité.

Par votre présence, vous avez décidé de vous approprier la « Lettre à la Génération Y ». Ce faisant, vous m’avez rassuré.
Cette Lettre n’est pas restée « lettre morte ».
Au vu des nombreuses et encourageantes réactions qu’elle a suscitées depuis le 6 avril 2016, « Les Objectifs de la Génération Y » ont été fixés à travers un second post, le 28 mai 2016.
Puis, pour tenir compte des limites de la diffusion d’un message en langue française, il fut publié en wolof, le 7 juin 2016, « Bataaxal bu jëm ci Génération Y »
Enfin, le 10 août 2016, fut publié « Questions et Réponses sur la Génération Y ».
A l’issue d’une série de rencontres avec ceux qui ont manifesté leur intérêt pour l’initiative de la création d’un « Mouvement Génération Y », il s’est dégagé un Comité d’Initiatives qui a travaillé d’arrache pieds pour la constitution de notre association aujourd’hui.
Je vous remercie bien sincèrement d’y avoir participé.
Je remercie particulièrement nos deux jeunes invités d’honneur venues de la République de Guinée, Mlle Coumba CISSE et Monsieur Alhassane SOUARE. Nous leur souhaitons la bienvenue chez eux et tenterons d’être à la hauteur de la Téranga guinéenne dont ils nous ont si généreusement fait profiter lors de notre récent séjour à Conakry.
I like that !
Ce que j’ai également aimé, c’est la présence des parents et ainés Y.

Chers Parents et Ainés Y,
Vous le savez, la plupart du temps, le besoin de vous venir en aide est la première motivation de vos enfants et cadets. C’est très louable. Vous avez donc raison de les suivre, de « liker » ce qu’ils font et c’est pour cela que les portes de notre Mouvement vous sont grandement ouvertes.
Chers jeunes,
Je vous écoute régulièrement et attentivement. Je lis sur vos généreux visages la gravité de l’heure.
J’y lis également des brindilles d’espoir.
La gravité de l’heure est illustrée, entre autres, par l’échec scolaire, la marginalisation des daaras, le manque de qualification professionnelle, le chômage, l’émigration clandestine. C’est une triste réalité.
J’ai bien constaté que la plupart d’entre vous souffrent des besoins insatisfaits et sont anxieux. Mais vous affrontez avec courage les difficultés de la vie et vous vous battez pour le respect de vos droits.
J’apprécie votre détermination et je vous exhorte à ne pas céder au découragement.
Les brindilles d’espoir perceptibles sur votre visage doivent, quant à elles, se transformer progressivement en une lumière vive pour éclairer votre chemin vers la réussite personnelle et la prospérité de votre pays, de votre continent.
Mon commentaire sur ces constats est que la meilleure réponse est la responsabilité.
Votre responsabilité exige la prise de conscience que sans vous, rien de durable ne peut se faire. Soyez donc solidaires et convaincus pour être convaincants.
Mon partage est que cette conviction doit se traduire par un discours sans ambiguïté.
De façon claire et transparente, nous avons ensemble pris l’engagement de constituer une force sociale pour défendre les causes collectives de la jeunesse et de ne servir ni de plate-forme de soutien, ni de cadre d’opposition à un régime politique.

Pour conclure, permettez-moi de « tweeter » les messages suivants :

  1. Gardez l’espoir, l’avenir vous appartient ;
  2. Inspirez-vous des valeurs qui ont fondé notre pays ;
  3. Prenez votre destin en mains ;
  4. Prêtez une oreille attentive à vos ainés pour tirer profit de leur maturité et contribuez activement à la construction d’une plateforme de transmission intergénérationnelle.

Je vous remercie de votre aimable attention.
Boubacar CAMARA
« La maturité au service de la jeunesse »