Auteur : admn_jengou

PLUS LOIN AVEC… Mor Ndiaye, Secrétaire général de Jengu/Tabax : «Il y a eu une communication désastreuse laissant percevoir un appel à baisser les armes»

PLUS LOIN AVEC… Mor Ndiaye, Secrétaire général de Jengu/Tabax : «Il y a eu une c...

Mor Ndiaye relève des «incohérentes» dans l’assouplissement des mesures restrictives au Covid-19. Le Secrétaire général national du Parti de la construction et de la solidarité Jengu/Tabax aborde, dans cet entretien, la polémique sur le littoral. Et, de façon générale, ce camarade de Boubacar Camara dénonce la spéculation foncière.

Quel bilan tirez-vous de la gestion de la pandémie du Covid-19 ?
A mi-parcours, je retiens que malgré l’absence de prévention, les retards à la riposte et les tergiversations ainsi que le déficit de concertation et de suivi, les autorités politiques ont pris une bonne conscience des risques engendrés par la pandémie. Elles ont annoncé d’importantes mesures et des montants considérables pour mettre en œuvre un Plan de résilience, même si leur application n’a pas toujours été heureuse. La mobilisation du personnel médical a été remarquable. Je salue leur engagement et leur professionnalisme. Je les félicite et les encourage. Les Sénégalais ont fait preuve d’une grande générosité à l’occasion de cette pandémie même si des actes inadmissibles de stigmatisation ont été enregistrés. Je voudrais souligner particulièrement la solidarité de notre parti pour nos compatriotes vivant à l’étranger et marquer notre profonde compassion devant les difficultés qu’ils rencontrent avec la pandémie. Les mesures prises au fur et à mesure de l’évolution de la pandémie ont connu une application révélant des niveaux de réussite mitigés. Le moment venu, nous livrerons un bilan détaillé. L’heure est à l’adoption d’un Plan de relance économique et sociale pertinent. C’est ce que le président honoraire de notre parti, Boubacar Camara, a compris en proposant le programme Tumbi-19 décliné en 19 mesures pour juguler les effets désastreux du Covid-19 aux plans sanitaire, économique et social. Il avait également, dès le déclenchement de la pandémie, proposé, le 21 mars 2020, avec le Président Macky Sall, 33 mesures dont le fameux fonds de 1000 milliards, allant du dépistage à la gestion des dépouilles mortelles.

Jugez-vous pertinentes les mesures d’assouplissement prises par le Président Macky Sall ?
Il peut arriver qu’au vu des informations mises à sa disposition, le président de la République juge nécessaire d’aller dans le sens de l’assouplissement des mesures édictées. Mais, de notre point de vue, deux choses nous paraissent incohérentes dans sa démarche. D’abord, nous avons l’impression qu’il s’est agi d’une nouvelle option stratégique prônant l’immunité collective. En effet, les conditions de l’assouplissement sont telles que les conséquences évidentes et prévisibles étaient la propagation plus importante de la maladie. De plus, l’assouplissement a été soutenu par une communication désastreuse laissant percevoir un appel à baisser les armes devant un virus avec lequel il faille «apprendre à vivre». Les chiffres enregistrés depuis lors confirment cette crainte. Le Covid-19 est un voisin dangereux et encombrant dont il ne faut certes pas avoir peur et qu’il faut combattre sans relâche, surtout qu’il n’y a ni vaccin ni traitement reconnus. Voilà le message «normal» que nous attendions. Ensuite, l’assouplissement est intervenu au moment où les populations, déjà difficiles à convaincre et à sensibiliser, commençaient à «apprendre à vivre avec les mesures barrières». Aujour­d’hui, beaucoup d’entre elles ignorent royalement le virus.

Etes-vous de ceux qui pensent que le chef de l’Etat a cédé à la pression populaire en décidant de lever certaines restrictions ?
Tout porte à le croire. La fermeture des mosquées et des marchés, ces mesures d’une très grande sensibilité ont été fortement contestées. En plus de leur impréparation manifeste, d’autres mesures comme l’annonce de l’ouverture des classes ont donné l’impression d’un manque de cohérence et d’équité. Enfin, les conséquences économiques et les contraintes sociales du couvre-feu généralisé ont fini par «énerver» les populations dont certains attendaient en vain des vivres promis à grande pompe.

Que dites-vous de la polémique autour du bradage du foncier et du littoral en particulier ?
La spéculation foncière est devenue un sport national au Sénégal. Le plus grave, c’est que c’est l’Etat qui joue le rôle de capitaine d’équipe. La Commission nationale de réforme foncière est enterrée. Les attributions sont faites dans la plus totale opacité. La première mesure est de rendre obligatoire la publication de toutes les attributions de terrains par l’Etat et de préciser les motifs et même la motivation. C’est quand même un bien collectif ! La volonté de transparence est absente. D’abord, pourquoi attendre que le scandale soit dénoncé pour prendre des «mesures» alors que le président de la République a même rendu un terrain sur le littoral comme gage de son engagement contre le pillage de cette zone sensible. Aujourd’hui, tous les outils sont disponibles pour recenser le foncier, son statut, l’état de droit réel y affairant et le fait de procéder à des mises à jour en temps réel dans le cadre d’une carte cadastrale automatisée. La question importante de la gestion du foncier dans le cadre de la blockhchain «Bloc foncier» figure dans le programme Tabax de notre parti. Enfin, nous soutenons toutes les associations et autorités qui luttent sérieusement contre le bradage du littoral.

Etes-vous d’accord avec Jean-Paul Dias qui pense que le Président Macky Sall va tenter de se présenter pour un troisième mandat en 2024 ?
Il n’est pas le seul à le penser. Le débat ne peut plus être occulté car les signaux que le Président Macky Sall envoie sont brouillés. Il répond en tant que personne physique : «ni oui, ni non» alors que le Peuple attend la réponse de la personne morale chargée de faire respecter les institutions. Nous restons sur notre position de principe : c’est une question politique, éthique et morale. Politiquement, on ne peut pas initier une réforme constitutionnelle limitant les mandats du président de la République à deux et solliciter un troisième. Il faut donner l’exemple. Sur le plan éthique, on ne peut pas avoir dit clairement que c’est son dernier mandat et revenir se présenter pour un nouveau. Enfin, sur le plan moral, l’énorme potentiel de contestation et d’impopularité de cette candidature et les risques d’instabilité que cela pourrait engendrer nous paraissent suffisamment dissuasifs pour un homme politique épris de paix. Les souvenirs de 2011-2012 sont encore frais dans nos mémoires. Vous voyez donc qu’il ne s’agit ni d’une question juridique encore moins d’une question juridictionnelle.

Sources : le Quotidien

TUMBI-191 UN PROGRAMME DE SORTIE DE CRISE POST COVID-19 AU SÉNÉGAL

TUMBI-191 UN PROGRAMME DE SORTIE DE CRISE POST COVID-19 AU SÉNÉGAL

Par Boubacar CAMARA Citoyen sénégalais

A la suite de l’Appel de Kinshasa du 28 mai 2020, je formule, comme promis, les mesures que je considère comme essentielles pour garantir une sortie de crise réussie. Il est vrai que la bataille contre le COVID-19 n’est pas encore gagnée. Pire, si les meilleures stratégies ne sont pas adoptées et mises en œuvre avec rigueur, la victoire souhaitée ne pourra même plus être espérée raisonnablement. Malgré tout, on ne peut pas attendre un hypothétique « clap de fin » pour réfléchir aux voies et moyens de « réparer les dégâts » causés par la pandémie de la COVID-19 et établir un programme pertinent de sortie de crise sur les plans économique, social et sanitaire. Gouverner, c’est prévoir .

Le programme que nous proposons est dénommé TUMBI-19 et se décline en dix-neuf (19) mesures et cinquante et une (51) actions. Ce programme se justifie d’autant plus que le Sénégal connaissait déjà une situation difficile avant la déclaration de la pandémie et devait de changer de cap.
Mesure 1. LOI DE FINANCES

1.1. Adoption, exceptionnellement, d’un Budget consensuel de Dix-huit (18) mois (juillet 2020- décembre 2021).

Mesure 2. CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL (CESE) ET HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES (HCCT)

2.1. Suppression du Conseil économique, social et environnemental et mise en place d’un Conseil d’Orientation de vingt-cinq (25) membres.
2.2. Suppression du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et mise en place d’un Conseil supérieur des Collectivités locales de quinze (15) membres.

2.3. Création d’un Fonds d’Investissement communal.

2.4. Adoption d’un nouveau Schéma d’Aménagement du Territoire.

Mesure 3. TRAIN DE VIE DE l’ÉTAT

3.1. Adoption d’un Programme spécial de réduction du train de vie de l’État et lutte contre le gaspillage avec notamment la réduction des déplacements à l’étranger, la fermeture et le regroupement d’ambassades, la standardisation des moyens de transport, la réduction des dépenses de fonctionnement, l’aliénation de certains biens immobiliers de l’État.

Mesure 4. ECHANGE RESSOURCES-INFRASTRUCTURES

4.1. Le mécanisme « Échange Ressources-Infrastructures (ERI) » consiste à autoriser à des investisseurs organisés en groupements l’exploitation de gisements de ressources naturelles identifiées et, en contrepartie, mettre à leur charge la réalisation d’infrastructures dont la liste est fournie par l’État.

4.2. Financement des infrastructures pour un montant de Quatre mille (4000) milliards FCFA par le biais de l’exploitation des ressources naturelles (et non l’endettement public) à travers ce mécanisme innovant, avec la participation de groupements d’entreprises sénégalaises et étrangères de travaux publics, de construction, d’assainissement etc.

Mesure 5. PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ

5.1. Adoption de mécanisme de « Partenariat public-Privé (PPP) », marchands et non marchands, pour relancer les secteurs clés de l’économie et réaménager le territoire à travers la valorisation du foncier, des actifs miniers, pétroliers et halieutiques.

Mesure 6. EXONÉRATIONS FISCALES ET DOUANIÈRE​S
6.1. Adoption d’une nouvelle politique d’octroi des exonérations fiscales et douanières mettant l’accent sur leur utilisation pour l’incitation à l’investissement structurant et productif dans des secteurs clés limitativement énumérés et pour le remboursement de l’endettement privé commercial.

Mesure 7. ENTREPRISES SÉNÉGALAISES
1 ​TUMBI ​mot wolof signifiant « Émerger » : sortir la tête de l’eau.

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7.1. Appui des entreprises sénégalaises notamment les petites et moyennes entreprises pour réorienter leurs activités vers l’agriculture, la pêche, l’élevage et l’artisanat de soutien au tourisme.
7.2. Priorisation de la valorisation des chaînes de transformation sur place (lait, viande, cuirs et peaux, huile, aliments de bétail, divers farines, conserveries de poissons, fruits et légumes, etc., pour l’autosuffisance alimentaire et la consommation locale, la réalisation des infrastructures de stockage, de transformation et de transport, la recherche et la formation professionnelle aux métiers y affairant.

7.3. Réalisation d’un pont de financement massif avec la garantie de l’État, notamment au profit des entreprises féminines, auprès des institutions bancaires, établissements de crédit et compagnies d’assurances.

Mesure 8. MÉNAGES

8.1. Soutien aux ménages à travers la réduction des coûts du loyer avec un système de compensation pour les propriétaires, la facilitation de l’accès à la nourriture, la disponibilité de l’accès à l’eau, l’électricité, la connexion et le transport à un coût réduit. L’instauration d’un minimum vieillesse et d’un Fonds de soutien aux personnes vulnérables (personnes à mobilité réduite)

Mesure 9. DIASPORA

9.1. Particulièrement éprouvés par la crise de la COVID-19, aussi bien par la perte d’emplois et d’opportunités de travail, par des pertes humaines et une stigmatisation intolérable, nos compatriotes vivant à l’étranger doivent faire l’objet d’une attention particulière à travers la régularisation de leur situation administrative et économique et sociale, leur sécurité, la facilitation du retour et de la réinsertion.

9.2. Il convient surtout de lever des fonds pour le financement des projets des émigrés avec le levier constitué par leur important apport, à travers une société d’actions « DIASPORA S.A » à créer avec un compte courant initial de 300 milliards FCFA à libérer progressivement par les actionnaires soit le tiers des envois des émigrés au Sénégal.

Mesure 10. INDUSTRIE

10.1. Développement de l’industrie à travers l’instauration d’une obligation de transformer sur place une partie des ressources naturelles extraites et la promotion de la transformation des produits agricoles.
10.2. Relance de l’industrie culturelle à travers l’identification, la production, la promotion et les échanges des produits culturels et artistiques.

Mesure 11. ÉNERGIE

11.1. Réalisation des réformes et investissements nécessaires pour doubler la capacité actuelle de production de l’énergie en maintenant l’option du mix énergétique et en renforçant le réseau de distribution.
11.2. Un pourcentage de 2,5% du Budget de l’Etat doit être alloué chaque année aux investissements relatifs à l’énergie.

11.3. Institution, à travers une nouvelle loi d’orientation pour les énergies renouvelables, de zones d’installation prioritaire, de l’effacement par le biais du solaire pour les grandes industries, de l’exonération totale pour un obtenir 500 MW supplémentaires, de la libéralisation de la vente d’énergies renouvelables non produites par la SENELEC.

11.4. L’électrification rurale doit être renforcée et la priorité de la fourniture de l’énergie accordée à l’industrie.

Mesure 12. EMPLOI

12.1. Sauvegarde des emplois actuels par des mesures d’accompagnement des entreprises. 12.2. Promotion de l’emploi des jeunes à travers le développement industriel, la réorientation des activités des entreprises sénégalaises vers les secteurs à croissance inclusive, l’organisation du secteur informel et le renforcement du financement de la Délégation de l’Entreprenariat rapide (DER) et des Domaines agricoles communautaires (DAC).

Mesure 13. RÉGIES FINANCIÈRES

13.1. Réorganisation du schéma de collecte de l’impôt à travers une réforme consensuelle pour limiter les contraintes du système déclaratif, améliorer l’identification des contribuables (boucle fiscale), le recouvrement, une localisation adéquate de l’impôt pour élargir l’assiette dans le sens du projet ​« Yaatal » de la Direction générale des Impôts et Domaines et réaliser une plus grande équité fiscale.
13.2. Réalisation de l’interconnexion informatique de tous les acteurs (douane, impôts, trésor etc.) à travers une blockchain, bloc fiscal. D’autres blocs aussi peuvent être initiés : bloc immobilier, bloc des agréments, bloc marchés publics, bloc comptabilité matières, bloc ressources naturelles etc.

13.3. Réorganisation des régies financières pour en faire le site pilote pour la réalisation du projet « ​SÉNÉGAL Intelligence Artificielle​ » à partir de l’agrégation de la masse de données disponibles et l’adoption de stratégies d’innovation en mettant à profit des expertises de l’ADIE, de GAINDE 2000 et des startups privées.

Mesure 14. INTÉGRATION ÉCONOMIQUE

14.1. Renforcement du positionnement du Sénégal dans la sous-région ouest africaine à travers les échanges intracommunautaires, le développement du transport multimodal (rail, route mer, air), des télécommunications (satellites, etc.).
14.2. La synergie entre pays de la sous-région pour la transformation industrielle des minerais (fer, bauxite, cuivre, etc.) et des produits agricoles est une option à promouvoir.

14.3. Révision des schémas d’intégration en vue de renforcer la souveraineté économique, monétaire et énergétique.

Mesure 15. ÉDUCATION

15.1. Organisation de la reprise des enseignements à tous les niveaux, avec un rattrapage du quantum horaire perdu et l’organisation des examens indispensables, suivant un calendrier consensuel après avoir réuni les conditions optimales de sécurité sanitaire.
15.2. Lancement d’une réforme profonde de l’éducation portant sur un nouveau modèle éducatif proposant des solutions pertinentes aux questions essentielles qui secouent l’école sénégalaise notamment l’investissement à travers un ​Fonds de Relance de l’Éducation de 8000 milliards FCFA​, la productivité, la formation des jeunes filles, la formation professionnelle, la fonction enseignante, le contenu des programmes, les langues nationales, l’éducation religieuse, l’intégration des daaras dans le système éducatif, l’adaptation du rythme scolaire etc.

Mesure 16. SANTÉ

16.1. Réalisation des infrastructures de santé nécessaires pour bâtir une carte sanitaire couvrant correctement le territoire national avec notamment la mise en place d’un réseau de polycliniques dans chaque département.
16.2. Le relèvement général du plateau médical et l’aménagement d’un réseau de véhicules médicalement équipés pour atteindre toutes les parties du pays.

16.3. Un accent particulier doit être mis sur la prévention en matière d’hygiène en général et, notamment en matière de prévention médicale.
16.4. Réorganisation du service d’hygiène avec un renforcement substantiel des moyens matériels et humains, le recrutement des auxiliaires de santé parmi les soldats en fin de formation initiale.

16.5. Une réforme profonde du système de santé est également nécessaire pour la formation du personnel médical notamment en matière de santé publique.
16.6. La recherche doit faire l’objet d’une attention particulière avec une dotation initiale de cinq (50) milliards FCFA. Un budget annuel de ​600 milliards FCFA pour la santé publique doit être prévu pour au moins cinq ans.

Mesure 17. SÉCURITÉ

17.1. Renforcement du dispositif sécuritaire frontalier avec des postes mixtes ou juxtaposés entre la police, la gendarmerie et la douane.
17.2. Renforcement de la contribution de l’Armée nationale à la vie citoyenne et à la sécurisation.

17.3. Organisation d’un dispositif de surveillance des sites sensibles (centrales électriques, grandes industries, infrastructures de production et d’alimentation en eau, réseau de télécommunications etc.), des routes, ports et aéroports ainsi que des lieux de rassemblements.

17.4. Institution du label ​« GM7VI » de sécurisation sanitaire dans les commerces, restaurants, bureaux, usines, lieux de culte, et autres services accueillant du public, attestant qu’au moins sept (7) Grandes Mesures contre les Virus et autres Vecteurs de maladies ont été rigoureusement observées. Le nouveau Service d’Hygiène et de Sécurité sanitaire est chargé de la surveillance de la mise en œuvre de ce protocole.

17.5. Mise en place d’une nouvelle police municipale dans laquelle doit se fondre l’Agence de Sécurité de Proximité.

Mesure 18 : DEMOCRATIE

18.1. Adoption d’un calendrier électoral consensuel et précis. Organisation des élections locales proposée pour juin 2021. Aucun changement ne doit être opéré sur les dates des élections législatives prévues en 2022 et l’élection présidentielle de 2024.
18.2. Compte tenu du retard enregistré dans l’audit du fichier, organisation des élections avec un nouveau fichier électoral constitué de tous les citoyens en âge de voter et non frappés d’incapacité conformément au Code électoral (L.27). Organisation de périodes de révision-auto radiations et de mise à jour des changements personnels de situation.

18.3. Recherche d’un consensus sur les autres conditions de participation et d’organisation des élections dans le cadre du dialogue politique.
18.4 Respect par le pouvoir politique des droits et libertés notamment le droit de manifester sans aucune restriction politicienne et sans arrestations arbitraires.

Mesure 19. GOUVERNANCE TRANSPARENTE

19.1. Réforme de l’administration publique mettant l’accent sur la promotion du critère du mérite pour l’accès à la fonction publique et aux postes de responsabilité et sur la réorganisation du travail avec un recours aux technologies de l’information et sur la formation efficace du personnel.

19.2. Réforme de la justice en vue de renforcer son indépendance, accompagnée d’un renforcement des moyens.
Traitement diligent des dossiers en instance en justice notamment sur les questions liées à la gouvernance dans les affaires publiques et les litiges dans les affaires économiques pour rassurer les investisseurs et les citoyens.

19.3. Réorganisation des services de contrôle des finances publiques dans le cadre d’un regroupement des fonctions de prévention, de contrôle et de répression.
19.4. Réorganisation du commerce intérieur avec le rétablissement des stades de commerce, l’implantation des zones d’emplacement dédiées, en permanence ou provisoirement, la réorganisation des « loumas » (marchés hebdomadaires) et l’instauration de conditions d’exercice du commerce respectant les règles d’hygiène et de sécurité des consommateurs.

CONCLUSION
Le Programme ​TUMBI-19 couvre les cinq axes indiqués dans l’Appel de Kinshasa du 28 mai 2020, à savoir la relance de l’Économie, le sauvetage de l’Éducation, la Santé et l’Emploi, la sauvegarde de la Démocratie, l’intégration africaine et la situation de la Diaspora et, enfin, le renforcement de la Gouvernance transparente.
La cohérence d’ensemble du ​Programme TUMBI-19 repose sur la nécessité de réduire de façon significative l’endettement public en faisant recours à des financements alternatifs adossés à la valorisation des actifs constitués par les ressources naturelles (PPP et ERI), ce qui renforce les capacités d’intervention de l’État notamment dans le soutien aux personnes vulnérables. Ces mesures vont de pair avec la suppression de certaines institutions et la réduction du train de vie de l’État.
Avec le ralentissement inévitable des flux d’import-export, il convient également d’aider les entreprises sénégalaises à réorienter leurs activités vers des secteurs porteurs de croissance inclusive comme l’agriculture, la pêche, l’élevage et l’artisanat de soutien au tourisme, ce qui permet de promouvoir l’emploi et d’augmenter les revenus des ménages durement éprouvés par la crise sanitaire.
L’articulation entre le développement industriel et le renforcement du parc énergétique est proposée pour renforcer l’offre d’emplois notamment pour les jeunes.

4 Pour l’optimisation de la collecte de l’impôt, des réformes sont indispensables dans les régies financières (douane, impôts, trésor) en vue d’accélérer les procédures à travers l’interconnexion et la dématérialisation, l’identification des contribuables et l’adoption de schémas adaptés de localisation du fait générateur de l’impôt.

Dans le cadre de l’intégration africaine ouest africaine, le Sénégal devra s’atteler à une meilleure utilisation de l’instrument monétaire et à renforcer les échanges intracommunautaires, le transport et les télécommunications. La crise de la COVID-19 a révélé la place centrale d’un capital humain épanoui dans l’économie réelle. Il convient donc de renforcer de façon significative les investissements dans l’éducation, la santé et la sécurité. La diaspora doit également être soutenue et ses atouts valorisés.

Enfin, la gouvernance transparente dans des secteurs sensibles comme l’administration et la justice contribue à rassurer les citoyens et les investisseurs.
Chaque mesure du Programme TUMBI-19, chaque action, fera l’objet d’un développement détaillé pour en indiquer le bien fondé, les retombées positives, les préalables et mesures d’accompagnement.

Fait à Kinshasa, le 3 juin 2020

DakarActu: Entretien / Boubacar Camara : « Il y’a une image triste d’un pouvoir qui tâtonne sur des slogans… Sur la question du 3e mandat, Macky Sall est… »

DakarActu: Entretien / Boubacar Camara : « Il y’a une image triste d’un pouvoir q...

« La voie empruntée n’est pas la bonne ». Telle est la première phrase évoquée par le leader du  Parti pour la construction et la solidarité / Jengu- Tabax ». Boubacar Camara  revenu sur plusieurs questions d’actualité en s’appuyant sur le discours récent du chef de l’État, destiné à la nation comme chaque fin d’année.

Pour l’ancien candidat à la dernière présidentielle, « rien n’a changé dans le discours du chef de l’État. Les prochaines années, nous aurons les mêmes propos et les mêmes orientations », déplorera-t-il.

En outre, selon le conseiller en énergie et  hydrocarbures, dans ses réponses, le président a esquivé plusieurs questions. « Un travail énorme dans le domaine de l’industrie doit être fait. Et cela, nécessite d’ailleurs une bonne gestion de nos ressources. Les questions sur lesquelles d’ailleurs il s’était prononcé dans son discours de l’année dernière ont été ignorées. Il faut savoir que ce régime doit changer de cap », suggère l’homme politique.

Les questions sociales ont été aussi évoquées avec ce chômage des jeunes qui ne fait, selon lui, que croître,  avec cette jeunesse qui ne trouve pas de créneau pour se procurer un travail décent.

Dans le domaine économique, l’ECO fera naturellement écho au cours de cet entretien avec l’ancien directeur général des douanes qui noter qu’il y’aura plusieurs paramètres à tenir en compte par les États membres même si, « il est heureux d’un coté de changer de nom, de saluer certaines avancées surtout dans le cadre de cette victoire acquise par la conscience panafricaine.

Les questions politiques ont été aussi soulignées et concernant spécifiquement le dialogue national, le leader du Parti pour la construction et la solidarité / Jengu- Tabax  trouvera « insensé ce soi disant rendez-vous de dialogue national ». « Sur le dialogue politique, compte tenu de tout ce qui doit être redressé, nous sommes bien engagés dans ces discussions. Mais celui politique ne nous convainc point… », se justifiera l’ancien candidat malheureux.

Terminant son analyse, l’ancien souteneur de Sonko à la présidentielle de 2019 estimera qu’en ce qui concerne le débat sur le 3e mandat, « le plus important est de penser  aux conséquences qui pourraient émaner de cette situation qui n’éclaire pas trop les sénégalais sur la question mais, pas répondre en tant que personne, c’est fausser le débat. » Entretien…

ALERTE CITOYENNE N°2 : TOUCHE PAS A SONKO !

ALERTE CITOYENNE N°2 : TOUCHE PAS A SONKO !

Hier, à Saint-Louis, le sang a coulé, celui de quatre patriotes. Leur seul tort : soutenir Ousmane
SONKO, un candidat à l’élection présidentielle.
Insultes, destruction de biens, attaque de siège et maintenant coup de machettes pour déchiqueter les partisans de SONKO. Des plaintes sans suite parce émanant d’un candidat qui dérange,
un candidat qui donne mauvaise conscience à l’élite politique parasitaire, un candidat de la vraie
rupture, un candidat ciblé par les « Marrons du Feu ».
Le feu marron du régime de Macky, après avoir brulé l’espoir d’une vie meilleure des populations
sénégalaises, s’attaque à ceux qui les défendent et veulent leur offrir une alternative crédible.
Après les avoir laissées sans défense dans des conditions de vie difficiles dans tous les secteurs :
éducation, santé, sécurité, agriculture, élevage, pêche, artisanat, habitat, vie quotidienne etc., le
régime de Macky SALL, tente, par la violence physique, de les priver des leaders qu’elles méritent.
Que peut-on reprocher à Ousmane SONKO ? Peut -être :
– d’être un pur produit du Sénégal dans sa diversité ;
– d’avoir été façonné dans nos daaras et dans notre école publique ;
– d’avoir fait de brillantes études y compris à l’École Nationale d’Administration (ENA)
d’où il est sorti major de promotion ;
– d’avoir occupé avec probité des fonctions sensibles dans la prestigieuse administration
fiscale ;
– d’avoir dirigé avec courage un syndicat qui a obtenu des acquis mémorables pour ses
collègues ;
– de s’être engagé en politique dans l’opposition ;
– d’avoir été élu député et de s’être honorablement comporté comme représentant du
peuple ;
– de n’avoir occupé aucune position usurpée ou imméritée ;
– d’avoir mis l’accent sur la plaie du Sénégal : le pillage de nos ressources naturelles
notamment le pétrole et le gaz ;
– d’avoir dénoncé l’implication de la famille présidentielle dans les affaire publiques ;
– d’avoir été injustement radié de la fonction publique ;
– d’avoir décliné sa vision à travers un livre « Solutions » ;
– d’avoir déroulé un programme ambitieux, cohérent et de rupture pour le développe-
ment harmonieux du Sénégal ;
– d’être un candidat sérieux à la Présidence de la République ;
– de n’être pas le personnage qu’on a voulu dépeindre en lui inventant toutes sortes de
faux scandales ;
– d’être aimé et respecté par les sénégalais ;
– de constituer l’espoir de la jeunesse ;
– d’être craint par les tortueux de la République ;
Allons donc, soyons raisonnables. Acceptons les faits.
Nous savons que la simple idée de la présence de SONKO au deuxième tour hante les nuits du
candidat sortant et perdant Macky SALL même si, le jour, il donne l’impression d’avoir déjà gagné.
Le régime de Macky SALL est libre d’absorber les transhumants, de les « blanchir » mais qu’il nous
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laisse nos valeureux et dignes opposants, sains et saufs.
Les démocrates et défenseurs des droits de l’Homme doivent suivre de très près les agissements
du régime envers SONKO.
Bâtir une ceinture sécurité autour de SONKO est un devoir, même pour ceux qui ne partagent pas
ses idées ou sa démarche.
Je lance un appel à tous les démocrates pour qu’il ne dorme que d’un seul œil, que l’autre soit
ouvert en permanence, veille sur SONKO, qu’il ne soit pas oublié dans leurs prières pour qu’aucun
cheveu de notre candidat ne soit touché.
TOUCHE PAS A SONKO.
Boubacar CAMARA
Superviseur général de la campagne de SONKO
Fait à Dakar, le Mardi 5 février 2019

DISCOURS de M. Boubacar CAMARA, candidat de la Coalition FIPPU à l’élection présidentielle à la Convention d’Investiture du samedi 22 décembre 2018

DISCOURS de M. Boubacar CAMARA, candidat de la Coalition FIPPU à l’élection prési...

DISCOURS de M. Boubacar CAMARA, candidat de la Coalition FIPPU à l’élection présidentielle à la Convention d’Investiture du samedi 22 décembre 2018

Mes chers compatriotes,
Chers membres de la Convention FIPPU
Chers invités
A la naissance, le siècle dernier, sans le faire exprès, je m’appelais Boubacar CAMARA. Puis, un jour, on m’a mis dans un train, en direction du camp militaire de Bango, gamelle à la main, on m’a appelé « Soldat ». Plusieurs fois, j’ai été rebaptisé : inspecteur, maître, docteur, commandant, directeur général, secrétaire général, président de conseil d’administration, consultant….. Je répondais toujours, sans faire attention.
En septembre dernier, la coalition FIPPU ALTERNATIVE CITOYENNE m’a donné un nouveau nom : CANDIDAT. Là, je me suis dit : « les choses sérieuses commencent… ». Quelques jours après, les communicateurs n’ont gardé que le prénom : BOUBACAR. Après l’élection présidentielle, ce sera, in cha Allah : « PRÉSIDENT ». A la fin du mandat de redressement de cinq ans, on dira : ancien président de la République.
Ce jour là, je m’imagine me promener librement dans tous les coins et recoins du Sénégal, dans les lieux de culte, les bibliothèques, les stades, les gares, les plages, les marchés, les rues de Grand Yoff, devenu une très belle ville, avec ses jardins, son université, ses lycées, son hopital, son stade multisports, sans inondation et dans la parfaite harmonie enrichie par sa diversité culturelle et en toute sécurité.
A tout moment, peut venir un autre jour, triste et joyeux à la fois, où sur une civière et au bord d’une tombe, je pars.
Triste, parce que je change de monde et c’est toujours difficile de modifier ses habitudes.
Joyeux, parce que j’aurais en mains, avec fierté et confiance, mes dossiers, pour rendre compte à Dieu, de ce que j’ai fait des missions qui m’ont été confiées dans cette vie éphémère.
Ce jour-là, je souhaite pouvoir dire, qu’avec l’aide de Dieu et le soutien indéfectible du peuple sénégalais, nous avons bâti un Sénégal où aucune famille ne dépense plus un seul franc pour l’éducation de ses enfants.
Que l’enseignement religieux, les langues nationales et la formation professionnelle sont judicieusement intégrés dans le système éducatif et que la fonction enseignante est définitivement revalorisée.
Que la recherche et les matières scientifiques ont retrouvé leurs lettres de noblesse.

Mes chers compatriotes,
Chers membres de la Convention FIPPU
Chers invités
Ce jour là, j’aimerais pouvoir dire que nous avons ensemble construit un Sénégal où, la gratuité des médicaments essentiels contre les maladies qui touchent, le plus souvent, les populations les plus fragiles, est une réalité. Nous tâcherons de ne pas oublier de parler de la construction des polycliniques modernes et bien équipées dans toutes les grandes communes et des centres de santé mobiles qui sillonnent toutes les localités du pays, avec un accent particulier sur la prévention.
Ce jour-là, nous pourrons montrer comment par une politique hardie de prévention et de répression de la corruption, nous avons fermé la main des prédateurs. Nous dirons aussi comment, par un travail méthodique de sensibilisation, nous avons repositionné la citoyenneté active comme un comportement quotidien respectueux du bien public, de l’environnement et des valeurs de la République.
Ce jour là, nous pourrons dire, preuves à l’appui, que le Sénégal est un pays sûr où il fait bon vivre dans la tranquillité, où les frontières sont sécurisées, le vol de bétail éradiqué, les inondations et l’érosion côtière vaincues, les agressions devenues un mauvais souvenir, les routes sécurisées, les constructions respectueuses des normes y compris pour les personnes à mobilité réduite.
Ce jour-là, nous rendrons compte de toutes les mesures prises pour que l’entreprise sorte des difficultés réccurentes de survie qui paralysent sa capacité de créer des emplois pour la jeunesse.
Ce jour-là, nous ferons une decription détaillée de ce qu’est devenu l’Etat au Sénégal : un Etat régulateur, neutre, doté d’une capacité de négociation capable de sauvegarder les intrérêts du pays, disposant d’une administration dépolitisée, compétente et faisant la promotion du mérite à travers des appels à candidature pour les principaux postes. Bref, un Etat normal.
Ce jour-là, c’est avec empressement que je vais dérouler les résultats des programmes mis en place en faveur des personnes vulnérables : invalides de guerre, personnes à mobilité réduite, veuves, orphelins, déficients mentaux etc.
Ce jour-là, après avoir fait part de la poignante émotion qui m’étrangle toujours lorsque je rencontrais des femmes ou des hommes qui n’ont jamais exercé un emploi de leur vie ou des retraités vivant dans la précarité, j’exposerai comment nous avons réussi à mettre en place un minimum vieillesse pour protéger les braves retraités et les chômeurs chroniques contre la dégradation sociale.
Plus intimement, dans le secret de ma conscience, j’aimerais pouvoir dire, sans être démenti par les anges qui me surveillent nuit et jour, que j’ai fait ce j’ai pu pour m’occuper de mes parents, de ma famille, de mes enfants qui m’ont été confiées par Dieu dans ces trois dernières années.
Plus décisivement et à y regarder de près, nous sommes arrivés à la conclusion que la boussole qui a guidé toutes nos actions peut se traduire en un seul mot.

UN SEUL MOT
Au moment où je me tiens devant la digne communauté vibrant d’espoir que vous constituez, tout m’inspire et me dicte ce mot !
Me remémorant le sens de mon engagement politique, à savoir le devoir de remboursement au Sénégal, le pays qui m’a tout donné, le même mot me revient à l’esprit !
Lorsque j’écoute les plaintes des braves femmes qui se bousculent dans les cars tôt le matin vers le marché aux poissons, lorsque surtout je les entends déplorer non plus le déficit de sommeil mais le manque de vie, le même mot occupe encore mon esprit.
Lorsque j’entends les autorités gouvernementales se glorifier et esquisser des pas de danse pour fêter une promesse de prêt de bailleurs de fonds, aux conditions non encore définies et à rembourser avec intérêts par les générations futures, et se lancer dans une vaste opération de « tuuf kaani » (ventes d’illusions) », le même mot résonne dans mon esprit.
Lorsque les injures sifflent quotidiennement dans nos oreilles et polluent les réseaux sociaux et que les édifices publics se transforment en champ de bataille entre camps politiques rivaux, encore et toujours, le même mot habite mon esprit.
Au moment où la parole pleure à chaudes larmes déplorant les « wax waxeet » et autres reniements et que les autorités excellent dans la déformation des faits, la pure invention ou le « fuurël », le même mot ne quitte plus mon esprit.
Au moment où le travail, quand il ne manque pas tout simplement, est bâclé, négligé, les horaires bafouées et les délais oubliés, l’eefort supplanté par le « lijjanti » ou le « taf yëngël » et autres malhonnetetés et bricolages, le même mot s’ancre dans mon esprit.
Le plus dur à supporter c’est quand les règles du jeu sont bouleversées pour imposer l’arbitraire et garantir l’impunité à « Kumba am Ndey » alors que « Kumba amul Ndey » est cloué au pilori, en ce moment là, la prise en compte d’un seul mot s’impose à nous.
Lorsqu’on voit se dessiner, sous nos yeux, inexorablement, les sources d’instabilité politique et sociale constituées par un dispositif électoral non transparent, la pauvreté persistante des populations et l’aliénation scandaleuse des ressources naturelles de notre pays, on ne peut s’empêcher de penser au mot : R E S P E C T
Le respect est une valeur qui, comme l’aimant, attire toutes les autres valeurs. Il rime d’avec reconnaissance des rôles et statuts de chacun et de chaque chose. Comme dans notre univers où tout est solidaire, dans notre société, le sentiment national fort, le patriotisme donnent un sens à notre vie commune. Il est donc impératif de chasser les démons de la division éthnique, régionaliste ou religieuse.
Il faut réinventer une nouvelle sociétét adossée à ce que nous avons de meilleur dans, notre passé, notre présent pour déconstruire les mythes et construire un avenir rassurant dans un monde de plus en plus complexe, de plus en plus cynique. Ce travail de réelaboration et de rupture doit engager les forces vives de notre nationet plus particulièrement les jeunes générations.
Le Sénégal traverse l’un des plus grands moments de son avenir, le moment de choisir entre se soumettre à l’irrespect ou exiger le respect.
En effet, quand le respect manque, tout s’écroule et, malheureusement, il séloigne chaque jour davantage. Il manque surtout au niveau le plus élevé. Il manque tristement de la part de ceux que nous avons élu.
Il ne reste donc au peuple qu’un seul devoir : se faire respecter.
UNE SEULE EXIGENCE, SE FAIRE RESPECTER
Face à la persistante souffrance vécue dans le silence par la majorité des sénégalaises et des sénégalais dont le cœur est brisé par les pratiques politiques désatreuses, l’exigence est de se faire respecter.
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat, la réunion des conditions idéales pour nourrir correctement la population, alléger les charges de loyer, réduire le poids des factures d’eau et d’électricté, de garantir la prise en charge des médicaments et la réalisation des infrastructures sanitaires de qualité et bien équipées dans tout le territoire national, d’assurer la sécurité de nos frontières, de nos routes, de nos marchés en proie à des incendies reccurents, de la mer, de la voie aérienne, de nos biens notamment le bétail et les récoltes ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat, une priorisation pertinente des projets qui engloutissent des milliards obtenues par le biais de financements liés laissant en rade les entrepreneurs nationaux, la consultation préalable des experts indépendants, des représentants des populations locales et de la société civile ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat de soulager les populations des zones enclavées notamment en période hivernale, souffrant de l’absence de routes, pistes, bacs ou ponts pour transporter les produits de leur labeur ou se déplacer ou encore simplement aller puiser de l’eau potable ou ramasser des fagots ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat de libérer la femme sénégalaise de la pauvreté en temps qui l’empêche de mieux se consacrer au développement économique et social, cloitrée qu’elle est dans un exercice quotidien de recherche d’eau, de bois, de préparation de repas ou de travaux ménagers non rémunérateurs ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat de protéger la femme et la jeune fille contre les violences physique et morale dans les ménages, la société et les lieux de travail, de renforcer leurs capacités manageriales, de mieux les organiser et enfin de leur accorder les financements nécessaires à travers l’octroi d’une partie de la commande publique et la sous traitance de certains marchés publics ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat d’adopter une véritable politique de jeunesse, de former une jeunesse confiante en elle-même, consciente, imbue de nos valeurs traditionnelles et ouverte sur le monde, une jeunesse employable et employée, une jeunesse encadrée et appuyée dans l’entreprenariat, bénéficiant d’une partie de la commande publique et de la sous traitance de certains marchés publics ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat d’adopter une véritable politique culturelle reposant sur le recensement du patrimoine culturel, l’organisation et la couverture sociale du personnel, la production à grande échelle et enfin la promotion, pilier de la diversité des produits touristiques ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat d’adopter une véritable politique sportive avec un choix d’investissements importants dans les infrastructures sportives dans de grandes villes de l’intérieur du pays pour accueillir les compétitions internationales, une formation des petites catégories notamment à travers le sport scolaire et universitaire, une gestion externalisée des infrastructures sportives par les entreprises privées intéressées par les retombées publicitaires du sport et l’option du sport de haut niveau pour certaines disciplines et du sport de masse pour promouvoir la prévention sanitaire ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat, par respect pour l’Homme de demain, de s’occuper de l’enfant d’aujourd’hui, de le protéger contre les violences, la mendicité, les abus sexuels et de le garder dans le système scolaire de la petite enfance au baccalauréat ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat un plus grand respect pour les artisans, mécaniciens, menuisiers, transporteurs de véhicules et motos, coiffeurs, restaurateurs, laveurs, cireurs, personnels de maison ou d’hôtels, couturiers, marchands ambulants ou non, ouvriers, de leur réserver des emplacements dédiés dans le cadre d’un territoire bien aménagé pour leur épargner les déguerpissements, leur procurer une formation professionnelle et rémunérer les maîtres pour la formation des apprentis, de leur aménager une fiscalité adéquate et de leur faire accéder au financement public ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat plus de respect pour les sénégalais de la diaspora en leur permettant d’obtenir ou de renouveler sans peine leurs pièces administratives (état civil, carte électorale, passeport et divers certificats), en les accompagnant dans leur constante bataille pour la régularisation de leur séjour et en leur facilitant l’accès au travail, en les garantissant la sécurité devant les multiples assassinats et agressions, de les protégeant contre le danger permanent dans leurs habitations et leurs lieux de travail, en rapatriant gratuitement les dépouilles mortelles ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat de mener une politique étrangère, dans le respect de nos intêrêts et tournée vers la diplomatie économique et la paix notamment avec nos voisins, vers une intégration économique efficiente ?
Face au spectacle désolant d’un pays qui sombre dans une situation si difficile pour le peuple dont l’anxiété grandit et se lit sur le visage de nous tous malgré d’énormes potentialités pour un développement durable, le devoir de se faire respecter nous interpelle.
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat de cesser, tout simplement, le bradage de nos ressources naturelles (pétrole, gaz, zircon, phoshates, fer, or, produits de la mer, etc.) et l’aliénation nébuleuse des biens de notre nation et du foncier ?
N’est il pas temps d’exiger de notre Etat de nous dire comment il a pu être si négligent pour que nos ressources nous échappent progressivement pour permettant ainsi au peuple de comprendre s’il s’agit d’une négligence coupable, intéressée ou simplement d’une incompétence inadmissible afin que nous puissons rectifier le tir, de façon irréversible ?
N’est il pas temps d’exiger de notre Etat d’accorder plus de respect et de considération pour les entrepreneurs nationaux, dans tous les secteurs, en réunissant les conditions de leur participation consistante et gagnante à la réalisation de la commande publique ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat qu’elle s’engage de façon hardie dans la modernisation du travail à l’aide d’un recours optimal au numérique, au raccourci technologique qui, à l’évidence, est la voie pour promouvoir de nouveaux métiers ?
Face à l’entêtement des élites politiques parasitaires qui ont fini de faire de l’Etat un instrument d’enrichissement personnel, familial et de règlement de comptes, se faire respecter devient un acte salutaire pour le peuple.
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat de soulager les populations, à travers le dividende familial, en enlevant le poids des frais d’éducation, de santé notamment celle des personnes âgées, de sécurité et de soutien des personnes vulnérables ?
N’est-il pas temps d’exiger de notre Etat de tourner à jamais la page du spectable habituel et affligeant des élites politiques arrogants, agressifs et inaptes à s’offrir en exemples aux jeunes générations ?
Face à la manipulation des institutions à des fins politiques notamment le démantèlement du dispositif électoral transparent trouvé sur place par le régime dans le but de conserver le pouvoir, le seul choix qui nous est laissé est de nous dresser d’un seul bloc et d’adopter la bonne réponse à nos maux, LA REPONSE FIPPU.
Cette réponse est l’offre globale et pertinente dont le Sénégal a besoin.
Le Programme FIPPU, l’Equipe FIPPU et le Candidat FIPPU ce triptyque, connue sous le vocable PEC, qu’on retrouve d’ailleurs dans le mot RESPECT, repose sur la vision d’un Sénégal prospère bâti par un capital humain épanoui à partir de l’exploitation judicieuse des ressources naturelles notamment par l’optimisation de toutes les chaînes de valeur des produits, en renforçant les acteurs essentiels de la société, pour un développement durable.
Ces acteurs sont :
– L’État. Il convient de renforcer son autorité, ses capacités financières et d’intervention dans le cadre d’un territoire bien aménagé, son pouvoir de négociation et d’assurer la réduction de la dépendance vis à vis de l’extérieur ;
– Le Travailleur. Il est impératif de lui procurer un emploi décent, un revenu allégé des charges sanitaires et de solidarité familiale et sociale, de lui faciliter l’accès à l’habitat et lui garantir une retraite convenable ;
– L’Entreprise. Elle a besoin de compétitivité à travers la maitrise des coûts et facteurs de production, la protection de l’investissement et l’amélioration de l’environnement des affaires ;
– La Femme. Parvenir à l’autonomisation de la femme et de la jeune fille, surtout les femmes du monde rural et des villes comme les domestiques en milieu urbain et les travailleuses dans les ménages sans rémunération à travers l’accès à la qualification professionnelle, à la ressource foncière et financière, à l’équipement et au savoir-faire, est devenue indispensable.
– La Jeunesse. Il convient de lui garantir la formation, la protection et l’emploi à travers une qualification professionnelle adaptée, l’aménagement d’un environnement sain contre les travers de la société moderne et la constitution de richesses réservées aux générations futures.
Le capital humain épanoui est constitué par des ressources humaines bien formées et qualifiées, en bonne santé, imbues des valeurs qui fondent notre nation dont le respect occupe une place de choix et forgées dans une confiance en soi inébranlable.
L’exploitation judicieuse des ressources naturelles se fera à travers l’adoption de politiques publiques permettant de s’appuyer essentiellement sur l’exploitation des ressources tirées du sol, de la faune et la flore, du sous-sol, de la mer, du soleil et de l’espace aérien pour reconstruire le Sénégal en le dotant d’infrastructures modernes et fonctionnelles pour l’éducation, la santé, les transports, les télécommunications, le réseau hydrographique et énergétique ainsi que les échanges commerciaux interafricains.
L’optimisation des chaines de valeurs de tous les produits aura alors un sens et favorisera la consommation locale et l’autosuffisance alimentaire, la production locale à travers l’optimisation de l’exploitation des produits extraits du sol, cultivés, cueillis, péchés ou élevés en vue de promouvoir une industrie de transformation des ressources locales et un artisanat valorisant l’expertise locale.
C’est la voie à emprunter pour un développement durable qui suppose une croissance apte à raboter la pauvreté en soutenant l’entreprenariat national et le réinvestissement des fruits de la croissance au Sénégal. La prise en compte de la dimension « Environnement » dans toutes les politiques publiques constitue la clé pour favoriser le civisme, le sauvegarde du bien public et la défense des intérêts des générations futures.
Au cœur de notre action quotidienne, se trouve la prise en charge efficiente des préoccupations de ces acteurs.
Pour répondre à cet impératif, les mesures suivantes sont indispensables :
– Eradiquer cinq grands maux :
1. l’ignorance ;
2. la corruption ;
3. le chômage ;
4. la pauvreté
5. l’insécurite

– Implanter de façon durable cinq piliers :
1. L’adoption d’une Constitution inspirée des conclusions des Assises nationales et des Travaux de la Commission Nationale de Réforme des Institutions avec la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la sécurisation du dispositif électoral, la réduction des pouvoirs du Président de la République qui ne sera plus chef de parti et les modalités de dévolution du pouvoir et d’exercice des mandats, le tout sécurisé avec des clauses d’éternité ;
2. L’éducation publique de qualité et gratuite pour tous, avec la revalorisation de la fonction enseignante, l’intégration des langues nationales, de l’enseignement professionnel et de l’enseignement religieux, avec une forte promotion des matières scientifiques ;
3. L’accès gratuit aux médicaments essentiels et répondant aux besoins des populations les plus démunies, la prévention sanitaire et la mise en place d’une carte sanitaire couvrant tout le Sénégal de polycliniques équipées et des hôpitaux mobiles accédant aux villages les plus reculés du Sénégal ;
4. La dépolitisation de l’administration à travers la promotion du mérite professionnel et l’appel à candidature pour les principaux postes dans un contexte de réforme globale de l’administration publique pour l’adapter à sa mission économique. Cela suppose le respect du pluralisme juridique et institutionnel, une meilleure articulation entre l’aménagement du territoire et l’Administration territoriale et locale, une réforme foncière efficiente, la réforme budgétaire et celle de la fonction publique.
5. La réalisation des réformes économiques indispensables pour procéder à la transformation structurelle de l’économie à travers l’investissement massif dans les secteurs porteurs de croisance inclusive améliorant la vie des populations comme l’agriculture, l’elevage, la pêche, l’artisanat et la culture et en tirer toutes les conséquences sur le plan monétaire.
Alors, dans les cinq prochaines années, le Sénégal, sous la houlette d’un cinquième Président, régulateur, compétent, intègre, impartial et dont le cœur comprend le langage du cœur et bat pour le Sénégal, sera gouverné par le respect, pour le respect et dans le respect.

Mes chers compatriotes,
Chers membres de la Convention FIPPU
Chers invités
Je demande solennellement au peuple sénégalais, dans un nouvel élan, avec intelligence et détermination, de se faire respecter, de forcer le respect, d’exiger le respect dû au citoyen.
Je demande au peuple sénégalais d’exiger une information vraie et complète sur tous les dossiers objet d’interrogations légitimes.
Je demande au peuple sénégalais d’exiger la transparence dans la gestion des deniers publics et des ressources naturelles.
Je demande au peuple sénégalais d’exiger l’intégrité électorale : accès au fichier électoral par tous les acteurs politiques, la disponibilité des cartes d’électeur, l’identification préalable et à temps de tous les bureaux de vote et leur localisation, l’extraction du ministre de l’Intérieur de tout le processus électoral comme une dent irrécupérable.
Je demande au peuple sénégalais d’exiger une instruction transparente du parrainage avec le même niveau d’information pour tous les acteurs, à défaut l’annulation de cette exigence unilatérale ;
Je demande au peuple sénégalais d’exiger l’arrêt immédiat de l’instrumentalisation de dossiers judiciaires pour éliminer des candidats potentiels à l’élection présidentielle ;
Je demande au peuple sénégalais d’exiger le respect du droit à l’éducation, à la santé et la sécurité ;
Je demande au peuple sénégalais d’exiger le respect du droit au travail avec une rémunération décente, notamment pour la jeunesse et les femmes.
Si ces demandes sont enregistrées et mis en œuvre, alors, le peuple sénégalais et personne d’autre à sa place, s’engagera dans la voie idéale pour faire du Sénégal le plus beau pays du monde qu’on puisse offrir à un citoyen pour un épanouissement spirituel, économique, social et culturel.
A condition, bien évidemment, qu’il soit gouverné par des femmes et hommes pétris de valeur, régulateurs, désinteressés, sûrs et mûrs.
Aujourd’hui, l’enjeu est clair : faire partir le régime trompeur qui gouverne le Sénégal pour éviter que la misère d’aujourd’hui ne se transforme demain en souffrance chronique.
Il ne suffit pas seulement de le faire partir, il faut confier le pouvoir à une équipe compétente, sérieuse et ouverte pour mettre en œuvre le programme alternatif de gouvernement de FIPPU, perméable à toute amélioration de la part de partenaires et alliés politiques.
C’est seulement dans ces conditions que notre besoin d’un nouveau souffle pour un avenir rassurant sera satisfait.
Je n’ai pas besoin de conclure car le combat ne fait que commencer.

Je vous remercie de votre aimable attention.

BOUCHE-TROU DE KARIM WADE – Boubacar Camara accuse son seul adversaire Macky Sall de chercher à discréditer sa candidature

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Touba pour voir le Khalife Général des Mourides et discuter avec les militants de la coalition Fippu, Boubacar Camara a profité de l’occasion pour démentir ” astucieusement ” les accusations qui font de lui le bouche-trou de Karim Wade. Pour lui, ces rumeurs sont créées par son adversaire à la présidentielle, le seul dont il dispose : le Président Macky Sall. ”Je n’ai pas d’adversaire au pluriel. J’ai un adversaire. Il s’appelle Macky Sall. Il a intérêt à discréditer ma candidature parce que c’est une candidature qui gêne. C’est la candidature de quelqu’un qui a grandi dans le système étatique, qui sait parfaitement comment on collecte les recettes, qui sait parfaitement comment on négocie les recettes, qui sait parfaitement comment on construit des routes, comment on construit un aéroport, qui sait parfaitement comment on redresse une situation d’énergie déficiente dans un pays, qui sait parfaitement comment on gère une administration, qui sait parfaitement comment on construit le pays, comment on contrôle les finances publiques, qui sait parfaitement qu’ils ne savent pas faire. ” Boubacar Camara de renchérir en précisant clairement : ” C’est normal que cette candidature gène. Que chacun s’occupe de sa candidature. Pourquoi voulez-vous que la coalition Fippu s’amuse à avoir un candidat qui n’est pas un candidat et qui est juste un plan B ou un plan C de quelqu’un. ”

Le candidat à la prochaine présidentielle de s’estimer impatient pour le redressement économique du Sénégal. ” Le candidat de Fippu est le plan A du Sénégal. Nous avons une plateforme ouverte… ”

Source Dakar actu

Senego TV – Boubacar Camara : « Parrainage ou ‘marrainage’, la situation va changer, il ne peut pas nous arrêter ». Regardez !

Senego TV – Boubacar Camara : « Parrainage ou ‘marrainage’, la situation va cha...

Boubacar Camara déclare la guerre au régime en place pour la présidentielle de 2019 et rien ni personne ne semble pouvoir empêcher ce front. Ici, dans le fief de Khalifa Sall (Grand Yoff) Boubacar Camara semble consolider son « Jengu » devant ses militants dévoués à sa cause. 

Face à la presse, il a renouvelé toute sa détermination et sa ferme volonté de faire face à Macky Sall, au gré de tous les vents, à l’initiative de Benno Book Yaakaar pour faire chavirer tous les navires en croisade pour 2019. Mais aussi, dans une dynamique manifeste de le faire mal au soir du 24 février 2019.

Il manifeste clairement sa volonté de faire du « Jengu » l’arme fatale qui va éjecter le président Macky Sall de la « Maison du Peuple », pour une alternative qui va enfin sortir le peuple de son marasme…!

Regardez

KOLDA: Le mouvement politique Jengu Ngir Jérin Sénégal étale ses tentacules

KOLDA: Le mouvement politique Jengu Ngir Jérin Sénégal étale ses tentacules

Dans la capitale du Fouladou, le mouvement politique Jengu Ngir Jérin Sénégal est bien présent. Une présence remarquée à travers des activités de massification. A en croire son coordonnateur local, les populations connaissent l’arrivée et l’installation de cette formation politique. Ciré Yoro Sy compte sur ses anciens camarades libéraux de la défunte génération du concret qu’il a eu à diriger dans cette partie du pays. D’ailleurs, ils sont nombreux à épouser les idées de ce mouvement et se l’approprient derrière le coordonnateur régional. Et déjà, des rencontres d’informations et de sensibilisations sont initiées à travers différentes localités, surtout dans la commune de Kolda où les différents quartiers  sont  déjà investis par les camarades de Boubacar Camara. Par des stratégies comme des visites de proximités, des pores a portes, des thé débats, Jengu Ngir Jérin Sénégal s’active à ratisser large. Et de l’avis de M Sy,  ce mouvement politique multiplie les actions pour une très large massification d’ici la présidentielle de 2019. Dans tous les cas, le coordonnateur régional et ses hommes sont sur le terrain de la mobilisation en direction des prochaines échéances électorales. Et cela en attendant une structuration définitive des militantes et militants qui déjà chantent “Jengu Ngir Jérin Sénégal”.

ELHADJI MAEL COLY

Sources: XIBAARU.SN